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Numéro 150 : Compléments aux pages courrier...

Vous trouverez dans ces pages supplémentaires à notre numéro 150 les thèmes suivants abordés : - Montessori/Jacqueline Lefrançois - Déscolariser - Sommeil et séparation - Sans couches dès la naissance - L'usage des couches lavables - Le maternage - Les tabous - Le ressenti - Livres conseillés par des lecteurs - Les méfaits du phosphate


* Réponse de la rédac’chef de L’enfant et la vie à la lettre 302 page 3 n°150 ‘Diversifier les signatures’
- Seule oui, c’est normal comme toute personne engagée à un poste de responsabilité : Je vais de l’avant, je prends des orientations, des décisions et je pare aux urgences et aux manques quand il le faut…
- Avec d’autres cependant, fort heureusement : Entourée de compétences et de sensibilités différentes : * Les membres du conseil d’administration et son président * notre directeur de publication * notre webmestre. Ils ont la parole libre et une relation de confiance s’est tissée entre nous* Nos bénévoles aussi dans toute la France, lecteurs-acteurs * Notre  secrétaire de rédaction et notre graphiste, prestataires de service qui apportent un regard professionnel extérieur sans toucher à la ligne éditoriale.
- Comment nous écrivons ou sélectionnons :
Dans la majeure partie des cas, les écrits que nous faisons paraître :
* De la part de professionnels : ils sont le fruit d’une reconnaissance mutuelle et d’un désir commun de faire équipe le temps d’un numéro ou davantage. En ce sens, vous apprécierez, je crois, les signatures variées et nombreuses de ce numéro 150. Je vous laisse les compter… Je me suis amusée à compter celles du numéro 149 : 15  correspondants différents. Et pas de pseudo de ma part! Quoique pratique  courante  dans la presse écrite  je n’ai pas choisi d’en user.
* De la part des lecteurs, les écrits sont le fruit d’une histoire qui s’est tissée entre eux et nous et qui amène à écrire pour nous ou avec nous.
Les motivations à écrire sont très divers : Pour certains de nos signataires, c'est leur métier, une passion, pour d’autres c’est une première toujours importante. Il faut savoir aussi que nous ne passons pas commande d’articles (ou de photos) à des journalistes ou auteurs rétribués.
Sans gros titre accrocheur, sans rechercher particulièrement la signature des gens célèbres, sans jamais avoir eu de budget de lancement sponsorisé ni offert de gadget, notre valeur ajoutée puise sa force : - dans la proposition d'une réflexion poussée à travers la construction très réfléchie de chaque numéro - le souci permanent que nous avons de respecter notre ligne éditoriale depuis 150 numéros et enfin - à travers un savoir être et un savoir faire que nous tentons de vivre dans notre quotidien de parents et d'éducateurs.
* Oui, d’autres signatures, toujours plus nombreuses et choisies sont bienvenues parmi les lecteurs et les professionnels. Car il est des sujets que l’équipe actuelle ne peut pas ou plus couvrir faute de compétence ou pour lui donner une approche nouvelle au sujet
- Tu me dis être une femme ‘riche’. Dans ce domaine précis, oui je me sens équipée pour conduire cette aventure. A peine sortie de l’enfance je m’engageais auprès des enfants dans le cadre associatifi puis professionnel, puis auprès de leurs parents et des couples. Cela nourrit  fortement mon travail quotidiennement.... Car je ne fais pas abstraction de tout ce matériau, ni de mes lectures, études, formations complémentaires ou de mon expérience familiale et relationnelle.
La croissance de l’Homme est pour moi un centre d’intérêt profond et permanent. Je crois qu’à la place que j’occupe c’est incontournable. Evidemment je n’ai de cesse d’ouvrir aux professionnels et lecteurs qui ont à cœur de prendre la plume, sans forcer…Ils ont beaucoup à dire à dire sur le sujet et à m’apprendre. Car nous savons que c’est de cette diversité et de cette complémentarité que quelque chose de neuf est  possible avec chaque numéro qui parait. C’est ce qui fait que nous avons des lecteurs qui ont 20 ans d’abonnement sans se lasser (même quelques un ont plus de 30 ans d'abonnement et demeurent nourris par cette lecture trimestrielle), tandis que d’autres n’ont que quelques mois d'abonnement mais d’emblée sont rejoints par le ton et le positionnement unique qui est le nôtre..
Enfin rassurons-nous mutuellement si besoin : je n’ai pas pour projet de signer davantage. Et chaque fois que je peux en faire l’économie je le fais.
* Alors appel à vous tousn parents et professionnels  qui voudriez écrire pour la revue trois lignes ou trois pages  et qui ne le faites pas... Commencez par accepter que ce ne soit pas votre priorité du moment... Mais quand cela s’imposera (cela vous titillera de plus en plus) alors soyez fidèle, apportez votre pierre à ce solide édifice qui depuis 39 ans veille à la croissance des parents et des enfants…
L’enfant et la vie construit ainsi ses pages sérieusement, souplement avec vous tous.


* Réaction à l’article p 28 n° 149 ‘A l’école de Jacqueline Lefrançois
Je viens de recevoir votre dernier numéro et j’y ai trouvé une insatisfaction. Je tenais à réagir car j’ai quelques connaissances en ce qui concerne le travail de Jacqueline Lefrançois et de ses relations avec l’association Montessori de France (AMF). Je me présente, Sandrine, 33 ans et mère de deux enfants (bientôt trois), étudiante à l’Institut Supérieur Maria Montessori. J’ai découvert cette pédagogie il y a presque quatre ans et mon engagement à suivre des études pour être éducatrice 3-6 ans est le résultat d’une longue réflexion.
Tout d’abord, Jacqueline Lefrançois souhaitait ne former que des institutrices à la méthode Montessori car elle voulait que cette éducation soit accessible à tous les enfants et pas seulement à des privilégiés ; ce qui je l’avoue, est un noble sentiment. Seulement, la réalité n’est pas aussi simple. En effet, croyez vous que les pouvoirs publics aient la réelle volonté d’éveiller les esprits pour ne plus pouvoir les manipuler ?
Si je suis aussi virulente c’est tout simplement parce que l’AMF (association Montessori France) et l’ISMM (institut supérieur Maria Montessori) tentent de rentrer en contact avec ces derniers mais nous avons affaire à une forteresse. D’autre part, ce qui me dérange dans votre article, ce sont les photos qui illustrent le texte.
En effet, celles-ci sont tirées de l’école de Roubaix, grande institution reconnue par l’AMF. Christian Maréchal, instituteur formé par l’ISMM, par Patricia Spinelli plus précisément, est en photo pour illustrer l’œuvre de Jacqueline Lefrançois ; ce qui peut prêter à confusion. J’aurais aimé voir des photos des élèves de Jacqueline Lefrançois à l’œuvre dans leur école.
Sachez que si l’école de Roubaix est subventionnée par l’état ce n’est pas grâce à Jacqueline Lefrançois mais tout simplement parce que cette école est catholique. L’état refuse de reconnaître « les Maisons des Enfants » mais accepte de reconnaître les écoles religieuses ; ce
qui, avouez le, semble assez paradoxal!
Une petite précision tout de même : la pédagogie Montessori  n’est pas limitée au matériel. N’oublions pas que le mélange des âges, la liberté de circuler d’une classe 3-6 ans vers une classe 6-12 ans, l’aspect humain, spirituel, la relation aux parents, et avant tout la reconnaissance de l’enfant en tant qu’individu avec des droits sont tout aussi essentiels à l’enfant que le matériel. L’enseignement est un processus d’humanisation et pas uniquement une méthode de lecture. La pédagogie Montessori est un tout, on n’est pas dans « l’à peu près ». Vous me direz, c’est mieux que rien ! Mais non, l’enfant mérite le meilleur, pas le mieux.
Les pouvoirs publics ignorent Montessori, par contre, n’oublions pas, qu’un célèbre ministre de l’éducation Nationale a scolarisé ses enfants dans une « Maison des enfants » ; alors les pouvoirs publics ne sont pas censés ignorer ce qui se passe.
Par ailleurs, sachez que les éducatrices dans les « maisons des enfants » sont à peine mieux payées que le Smic, qu’elles font des journées non-stop, assurant les repas et la garderie, et ce par dévouement envers les enfants et ce projet pour l’humanité. Quant à la formation à l’ISMM, toutes mes collègues sont comme moi : peu fortunées mais prêtes à tout investir dans ce projet, j’en suis la preuve. Voilà pour ce que j’avais à dire. Je terminerai par une citation de Maria Montessori : « L’éducation ne doit plus être vue comme consistant seulement à transmettre un enseignement aux enfants mais comme une question sociale de la plus haute importance ».
SB, Guyancourt (Yvelines)

* Réaction au courrier n° 264, revue n° 146 ‘Une mauvaise raison pour descolariser’
Deux idées m’ont choquée : la première serait qu’un certain nombre de gens déscolariseraient leurs enfants pour les protéger du monde extérieur. Ce type d’affirmation se base sur des préjugés, malheureusement fort nombreux et tenaces sur le sujet de l’instruction en famille. Aurait-on idée d’affirmer qu’ ‘certain nombre de gens’ sont dans l’idée de se débarrasser de leurs enfants lorsqu’ils les déposent à l’école ?
La seconde c’est le parallèle qu’établit votre lectrice entre ces mêmes enfants et les enfants des sectes. Cela me froisse de lire e tels propose, car, instruisant moi-même mes enfants à domicile, je n’ai vraiment pas l’impression de les décerveler, de les endoctriner, ni même de les couper du monde extérieur. Bien au contraire ! J. Toulemonde écrit que ses enfants qui ont grandi sans la télévision , ne sont pas pour autant arriérés, isolés, ignorants ou asociaux. J’en dirais autant pour les enfants qui grandissent ‘sans école’. Gare aux amalgames et aux idées préconçues !

* Réponse de la rédaction à la lettre 304 - Chère  lectrice...,
Voulez-vous nous  préciser  quels articles, mais aussi quels thèmes peut-être, ne vous ont pas convenus. Un article doit être utile ou ne pas être dans nos pages. Notre souci est d’être au plus près de ce que vous espérez y trouver. Pour cela il nous faut jongler entre ceux qui aiment le concret et ceux qui aiment l’abstrait, ceux qui nous lisent depuis 15/20 ans et ceux dont les parents nous lisaient déjà  et ceux qui découvrent tout de la parentalité, de Miller, Solter, Odent, Pickler, Montessori et de l’éducation non violente. Par ailleurs voulez-vous relire quelques prochains articles pour vérifier qu’ils ne sont pas trop intellectualisés.
Sachez que quand l’un ou l’autre du comité de ré(d)action hésite à publier nous vivons un discernement simple dans lequel  nous associons  l’avis de lecteurs récents et de ‘sages’ de l’association. C’est ainsi que chaque trimestre nous créons un joli  concert dans lequel on reconnaît  des instruments bien connus  et où l’on se laisse surprendre par de nouveaux instruments. C’est à cette revue là que vous êtes attachée et à laquelle vous avez choisi de donner votre confiance.
Merci pour votre courrier.  Communiquer est essentiel et nous n’en ferons jamais l’économie entre personnes de bonne volonté...

* Sans couches dès la naissance
Le livre ‘Sans couche c’est la liberté’ emprunté à la bibliothèque de l’association suite à sa présentation dans le numéro 149 m’a peu servi, il arrive trop tard puisqu’il faut commencer à la naissance. La méthode suppose un dévouement total au bébé. Et les autres enfants ? Sans parler de soi et du couple.
JX, St Dié des Vosges (Vosges)


* Par rapport à l’article de J. Toulemonde sur la télévision : ‘Le tigre aime la chair fraîche ou comment ne pas être avalé par la télé… N°149 page 39
Il y a huit ans, après plusieurs tentatives, mon compagnon et moi avons réussi à nous libérer de deux dépendances très nocives, desquelles nous étions évidemment esclaves : la cigarette… Et la télé. Je parle de dépendance à la télé, car en ce qui me concernait, lorsque je m’installais devant la télévision pour regarder le journal télévisé, j’étais capable de regarder ce qui suivait, sans être pour autant réellement intéressée par le sujet. Dès lors que je m’installais devant, je n’arrivais pas à m’en détacher. Nous avons donc décidé de ‘décrocher’. Lorsque nous avons eu des enfants, nous n’avions que le poste et un magnétoscope pour pouvoir leur passe des dessins animés, et pour nous visionner des films.
Il y a quelques mois, nous avons réintroduit la télé dans notre foyer, car notre fille aînée venait de découvrir l’émission ‘c’est pas sorcier’, et souhaitant la voir quotidiennement. Petit à petit, c’est Scoobidoo que mes enfant regardaient le matin, puis midi les zouzous pendant que maman préparait les repas…. Bref nous étions à nouveau envahis. Il ya ait toujours une bonne raison pour s’installer devant !
Lire l’article de J. Toulemonde m’a confortée dans l’idée que nous devions à nouveau arrêter la télévision : mon mari était ravi, et mes enfants  ne l’ont plus réclamée après deux jours  de sevrage ! Dans l’ensemble elle m’a plus abrutie qu’informée
MA, Condom (Gers)

* Réactions à l’article “A toi de t’endormir, je t’accompagne”.  p 22  n°149
J'attache de l'importance au fait de faire plafonner le regard pour favoriser l'endormissement. Je constate sur moi-même que c'est très efficace.
JT, Hem (Nord)

* Réactions aux courriers suite à la conférence du docteur Ginet ‘Les tabous, oser les dire pour vivre’. N°144/ N°145
J’avais eu également l’impression, à la lecture de certaines réactions sur la conférence du Dr Ginet (n° 144), que les parents qui ne se montraient pas nus devant leurs enfants étaient des gens coincés qui voyaient le mal partout (je force le trait, mais c’est un peu ce que j’ai ressenti). On peut être pudique pour toutes sortes de raisons, certaines dues à des traumatismes. Respectons donc les habitudes de vie de chacun, n’oublions pas qu’elles sont aussi le fruit du vécu, des expériences positives ou négatives de l’enfance.
De plus, je pense que de « fermer la porte de la salle de bains » fait aussi partie du processus de séparation entre le parent et l’enfant. Après la proximité physique du bébé et de la maman par l’allaitement, grandir c’est aussi savoir que nous ne faisons pas un avec le parent, que nous avons droit à notre intimité, que maman et papa ont une vie propre, que nous sommes amenés à avoir la nôtre aussi, etc. Cette idée ne m’empêche pas d’être une maman très câline, très proche de mes enfants.
CTM, Roquefort la Bedoule (Bouches du Rhône)

* Accueillir ce que mon enfant ressent - Réaction à l’article paru dans le numéro 149
En lisant l’article ‘Je le voulais plus grand qu’il n’était’.j’ai retrouvé des similitudes avec ma « grande » de 2 ans presque et demi, qui n’a elle aussi que 20 petits mois de plus que sa petite sœur. Elle nous montre bien depuis quelques temps qu’elle est grande, elle le dit d’ailleurs, elle veut s’habiller seule, se laver seule, aller aux toilettes seule : « maman, attends dehors et ferme la porte ». Mais en même temps, elle aime bien grimper sur nos genoux vers la fin du repas et que maman ou papa lui donne à manger à la cuillère comme nous le faisons pour la petite sœur.
J’accueille les désirs d’être autonome comme les envies d’être dorlotée avec la même tendresse et la même émotion. Je suis fière de voir tout ce qu’elle sait faire toute seule et fière de savoir qu’elle ose.
CTM, Roquefort la Bedoule (Bouches du Rhône)

* Réaction à l’article ‘A toi de t’endormir, je t’accompagne’ P.22 n°149
J’ai été intéressé par le compte-rendu de la conférence. Un titre qui me paraît tout à fait juste et un texte que je lisais avec intérêt jusqu’à ce que je lise : “Quand c’est l’heure de la séparation pour l’enfant et le parent, il est nécessaire que ce dernier soit convaincu que l’enfant va y gagner à se séparer de lui”. Et là j’avoue que j’ai tiqué. Déjà il me semble que la notion de séparation est à expliciter et non pas à amener comme si ça coulait de source. Et surtout cette idée que “l’enfant va y gagner” que je ne comprends pas. Je vais tenter d’expliciter ci-dessous pourquoi.
Dormir fait partie des besoins physiques essentiels de l’enfant, sinon de l’adulte. Pour beaucoup de ces besoins, il semble que l’héritage génétique de notre espèce porte en lui les moyens de les satisfaire, dès notre naissance, sans qu’on ait à les apprendre.
Pour peu que le sein soit bien présenté, nous savons téter dès la première heure et ainsi satisfaire nos besoins de soif et de faim. Nous savons aussi crier pour signifier notre besoin, lancer cette première forme de communication aux personnes auxquelles nous nous sommes attachées et aux autres. Déféquer et uriner se font “tout seul” et ne posent pas de problèmes (jusqu’à ce qu’on veuille nous apprendre la “propreté” de façon plus ou moins coercitive).

Qu’en est-il du sommeil ?
Avons-nous aussi une capacité innée à satisfaire ce besoin ? Une chose est sûre : de la même façon que notre corps émet des signaux quand nous avons faim, il émet aussi des signaux indiquant sa fatigue et celle du mental (le bâillement par exemple, une baisse de tonus, une diminution de l’adrénaline dans le corps, etc.). Cette fonction existe même si ses résultats peuvent, volontairement ou non, ne pas être entendus. Une fois ces signaux émis et entendus, qu’est-ce qui empêcherait qu’on y donne suite ?
Une chose distingue le sommeil des autres besoins : alors que manger et boire se font avec les parents, voire même dans une forme de communion lorsqu’il s’agit de la tétée, dormir semble relever de la séparation d’avec les parents. J’écris “semble” parce que ce point de vue est celui d’un adulte qui observe et nomme la situation. Après tout, ceux, adultes ou enfants, qui n’ont aucun problème pour s’endormir, disent le faire sans penser, sans intention, “naturellement”, ils tombent dans le sommeil. Cette idée que le sommeil constitue une séparation avec les parents n’est peut-être ressentie comme telle que lorsqu’il y a déjà un antécédent de séparation vécue douloureusement par l’enfant (par exemple : à la naissance). Ce qui pourrait bien être le cas de beaucoup d’enfants. Cette crainte d’être séparé de ses parents pourrait alors être une des raisons de difficulté à l’endormissement de ces enfants (et d’adultes aussi, bien sûr). Cette crainte peut être par ailleurs validée et renforcée par les réveils solitaires au cours de la nuit. A mon sens, elle justifie en tout cas un accompagnement de l’enfant dans le sommeil, c'est-à-dire la présence aux côtés de l’enfant d’un de ses parents ou de ses parents ou d’une personne en qui il ait confiance. Il me semble que laisser à lui-même un enfant souffrant d’une séparation douloureuse passée ne peut que renforcer son trouble, soit que ce trouble s’exaspère en des temps d’endormissement de plus en plus longs, soit qu’il contribue à un refoulement plus profond des émotions liées à cette séparation, en s’accompagnant d’une résignation (temporaire). Il faut au contraire une présence rassurante des parents, au moment de l’endormissement comme dans toute la vie de famille, pour que l’enfant arrive à reprendre confiance dans le fait qu’il n’est pas “abandonné” et que ses parents le protègent.
Parmi les raisons qui font qu’un enfant peut ne pas vouloir s’endormir, je pense aussi au fait que, comme tous humains, nous avons la capacité d’oublier nos besoins quels qu’ils soient si quelque chose d’autre nous intéresse et nous motive plus. Nous pouvons sauter un repas, oublier de boire, veiller tard, si autre chose en vaut plus le coup. Il en va de même pour les enfants, je le vois tous les jours dans leur comportement. Et le soir, à une heure où on les voit bailler, ils peuvent pourtant résister à l’envie de dormir pour, par exemple, finir de voir un film. Dans le cas de notre fils, c’est semble-t-il souvent le désir de rester avec nous qui le maintient éveillé. Et j’imagine que c’est la situation usuelle dans les foyers où la mère ou le père sinon les deux passent beaucoup de temps “à l’extérieur” pour des raisons professionnelles, l’enfant a alors très peu de temps pour être avec ses parents, pour recharger ses batteries affectives, pour avoir sa “dose d’amour”.
Il en va de même du côté des parents. Personnellement je me sens frustré les quelques jours où je vois mon fils seulement une demi-heure le matin et une demi-heure le soir. Cette frustration peut être une incitation à retarder l’endormissement, soit du fait du parent frustré, soit du fait de l’enfant qui ressent inconsciemment la frustration du parent et répond à sa demande.
Alexander S. Neill disait dans “Libres enfants de Summerhill” quelque chose comme “il n’y a rien de plus effrayant pour un enfant que de se réveiller seul la nuit”. Oui, je crois que c’est pire que de s’endormir seul.


Car dans ce dernier cas, on glisse du conscient - un monde “rationnel” à peu près contrôlé - dans le sommeil, un monde peuplé de rêves, voire de cauchemars, qu’on ne contrôle pas, dont notre intellect ne comprend pas le sens. Même adulte, lorsqu’on se réveille, il peut se passer un laps de temps assez long avant que l’on prenne pied dans la réalité. Nos sens mettent du temps à définir et interpréter notre environnement, un bruit que l’on croyait être une locomotive lancée à toute vitesse se révèle être le bruit d’une perceuse chez le voisin. Les émotions actives et s’exprimant à travers nos rêves peuvent encore être en nous dans cet intervalle de temps. Au niveau de nos sensations comme à celui de notre affect, le réveil peut donc être un moment très insécurisant, où l’on se sent vulnérable. Et où l’enfant aurait donc le plus besoin d’un parent à côté de lui pour le rassurer.
Dès la naissance de notre fils jusqu’à ce jour encore, nous avons pratiqué le cododo avec lui. Pendant quelques mois, j’ai cru que c'était une pratique idéale sous tous les points de vue pour son sommeil. Jusqu’à ce que je réalise qu’entre le moment où il s’endormait (accompagné de sa mère qui se relevait ensuite) et celui où nous nous couchions il dormait seul. Et que lorsqu’il se réveillait pendant cette période-là, il se réveillait seul dans la chambre. Il a longtemps crié et des fois pleuré, à ces moments-là. Nous l’avions toujours interprété comme la façon usuelle - pour un nourrisson - d’appeler. Mais est-ce que finalement cela n’était pas aussi un cri de peur, un cri d’appel au secours ?
J’ai pensé aussi à l’effet que ça devait lui faire de se réveiller seul dans la chambre et d’entendre la télévision dans la pièce à côté (nous laissons les portes ouvertes pour l’entendre, s’il se réveille). D’entendre des voix qu’il ne connaît pas, et dont il ne peut tout de suite deviner qu’elles sortent du poste, d’entendre par exemple une voix agressive ou qui porte de la haine, une voix qui peut faire peur ? D’entendre des bruits de combats, de coups, de cris de douleurs, de peur, des pleurs, etc., et de ne pas savoir qu’ils ne sont pas réels, que tout ça ne se passe pas réellement à côté, où se trouvent ses parents (qu’arrive-t-il à mes parents ?).
Je me demande ainsi si une certaine résistance à aller se coucher ne tient pas aussi au fait que notre enfant sait qu’il va se passer un moment pendant lequel il va être seul, qu’il y a le risque qu’il se réveille à un moment et qu’il soit seul. Une réactivation des séparations douloureuses qu’il a auparavant vécues ?

Y a-t-il une solution idéale pour l’enfant ? Depuis des dizaines de milliers d’années, la famille a tout le temps vécu ensemble la nuit, enfants et adultes dans le même lieu, que ce soit pour des raisons de sécurité, de moyens ou finalement de culture. Pour l’enfant, ça semble idéal : il s’endort sachant que ses parents sont là et qu’ils seront là tout le temps de la nuit et à son réveil. Il est en sécurité.
Dormir seul est une idée récente. Et, de fait, aujourd’hui, il n’est pas facile d’endormir nos enfants avec nous, à nos côtés. D’abord parce que la lumière artificielle aidant, nous nous couchons beaucoup plus tard que dans les temps anciens - nous, adultes, avons appris à restreindre nos besoins de sommeil, notamment avec l’aide de drogues légales telles que le café, ce qui est plus difficile pour les enfants. Par le passé, quand tout le monde vivait et dormait ensemble, je peux imaginer que le léger brouhaha de conversations, d’activités ordinaires et tranquilles, de sons habituels et familiers, ne devait pas perturber l’enfant qui s’était endormi avant ses parents, à leurs côtés. Ce brouhaha pouvait même être rassurant pendant les phases de sommeil léger - j’en fait personnellement l’expérience -. Aujourd’hui ça semble plus difficile, si je pense à la place qu’a la télévision  ou à la musique dans nos foyers. L’enfant risquerait d’être réveillé bien souvent, il me semble.
C’est pourquoi NOUS, parents, avons fait le choix de l’endormir dans la chambre et non pas auprès de nous dans le salon. NOUS avons fait le choix de la séparation pour préserver un certain nombre de NOS besoins (pouvoir veiller tard, pouvoir faire du bruit sans le réveiller...). Même si c’est aussi dans l’intérêt de notre fils, de son sommeil - c’est du moins ce que nous croyons -, ça reste une situation de compromis entre des besoins opposés, ça n’est pas SON choix (d’ailleurs il exprime souvent qu’il veut s’endormir sur le canapé plutôt que dans la chambre).
Et c’est pour cela que je ne peux pas comprendre ce que l’enfant a à gagner à ce qu’il se sépare de ses parents, comme dit dans l’article ? Ça me paraît être une rationalisation de parents pour se donner bonne conscience, au même titre que la soi-disante autonomie qu’il faut inculquer à nos jeunes enfants à tout prix (comme si c’était un trait de caractère qui s’apprend?), et qui justifie incidemment son abandon dans des structures d’accueil dès le plus jeune âge. Lorsqu’on enlève les oripeaux de notre histoire et de ses émotions refoulées, lorsqu’on accepte d’oublier les automystifications du type “j’ai vécu ça et j’en suis pas mort”, lorsqu’on n’accorde plus foi aux théories pédagogiques qui sont au service des parents et non des enfants, et qui valorisent l’éducation émotionnellement “à la dure” pour “mieux préparer les enfants au monde cruel qui les attend”, alors je ne vois pas ce qui reste pour justifier ce que l’enfant a à gagner à être séparé de ses parents (ou d’une personne familière et rassurante, quelqu’un de la fratrie par exemple) pour dormir.
CC, Strasbourg (Bas Rhin)

Suite :
Bonjour Odile et merci pour vos réponses. Je comprends bien et approuve votre souhait de respecter le lecteur, ce que je comprends comme lui laisser la liberté de réagir à ce qu'il lit, d'une certaine façon de "faire le tri" en fonction de sa sensibilité. Néanmoins, il me semble que lorsqu'on est un parent qui a choisi, disons, une voie alternative, différente des sentiers battus tels que ceux qui sont exposés dans les revues grands publics pour parents, on se retrouve un peu démuni, un peu perdu au début - ce fut mon cas -. Parce qu'on se retrouve souvent seul face à des comportements conventionnels bien établis et abondamment médiatisés, parce qu'on ne peut profiter de l'expérience de nos parents, et finalement parce qu'il n'y a pas nécessairement UNE solution à chaque problème rencontré en famille. Aussi, pour le parent se cherchant une nouvelle voie, les contenus d'une revue comme l'Enfant et la Vie peuvent être perçus comme des vraies bouées de sauvetage, voire des paroles d'évangile. Il faut ensuite du temps, de l'expérience (celle de l'enfant qui grandit et du parent qui mûrit) pour commencer à se faire ses propres idées et voir ce qui nous convient et ce qui ne nous convient pas. C'est pour cela qu'il me paraît assez délicat d'exposer un point de vue unique sur une question dans un seul numéro (car je sais bien que vous ouvrez la porte aux autres points de vue dans le numéro suivant... trois mois après). Je sais que j'ai eu plusieurs envie de réagir et l'ai fait à l'une ou l'autre occasion (sur les pères, dans les n°145 et 146) - récemment j'avais été un peu embêté par la reprise des idées de Dolto sur la proscription de la nudité des parents, par exemple. Mais je ne tiens pas ici à vous inciter à changer votre  politique éditoriale ! Votre revue fonctionne très bien depuis longtemps. J'apporte seulement un petit bémol.

A propos du sujet "sommeil et séparation" : je viens juste de recevoir un livre anglais enthousiasmant, "The science of parenting" de Margot Sunderland (2006), qui présente les dernières connaissances scientifiques en matière de fonctionnement du cerveau et des émotions des enfants. Le chapitre consacré au sommeil que j'ai rapidement feuilleté, donne un certain nombre d'informations factuelles sur la physiologie du sommeil et de l'endormissement des enfants, suivis de conseils, principalement les choses à éviter (laisser pleurer, stimuler la peur, etc.), et de recommandations   pour les DEUX types de situations : l'enfant qui dort seul et celui qui dort avec ses parents (cette situation étant cependant présentée comme la plus sûre pour l'enfant - mais pas forcément sans problème pour les parents!). J'avoue que j'ai bien aimé qu'aucune de ces deux options ne soit écartée d'emblée. Elle laisse au lecteur, au parent, la possibilité de choisir en fonction de ce qu'il pense être en capable de faire, de vivre - c'est un peu le principe que vous évoquiez dans votre mail.
Concernant les trois thèmes que vous envisagez pour le deuxième cahier,
je vous enverrai bientôt un  avis, si vous êtes toujours intéressée.
NDLR: Notre équipe lit, écrit, sélectionne des articles qui font réfléchir, qui accompagnent un cheminement. Celui-ci apportait un élément essentiel : le fait que l’enfant est acteur de son endormissement. C’est un aspect essentiel
De façon générale nous ne cherchons pas à ce que chaque ligne de la revue crée le consensus, vous êtes si divers dans vos expériences et vos recherches, votre histoire, vos projets éducatifs… Et c’est tant mieux. Nous cherchons à ce que le contenu questionne, nourrisse, éclaire, élargisse votre propre expérience, vos certitudes profondes ou vos principes ou fasse se situer face à ce qui est en vogue, Ceci afin de vous aider à mieux choisir ou à changer quelque chose s’il y a lieu. Dans notre sélection ou dans la réalisation d’inédits nous visons le respect de l'enfant et du parent.
De longue date l’Enfant et la vie aborde ce sujet du sommeil et celui-ci  est aussi présent dans de nombreux courriers de lecteurs en manque cruel de sommeil auxquels la fondatrice de l’association ou la rédac’chef répondent. Ce courrier sera conservé précieusement pour nourrir notre travail pour un dossier en préparation sur ce thème. Merci aux lecteurs de prendre ainsi le temps de partager leur point de vue.

* Réaction à l’article de Jeannette Toulemonde « Le poussin de Gaspard » page 20 n° 149
J’ai bien aimé cet article intéressant, bien écrit et amusant. Le parallèle entre l’observation des bébés animaux et les bébés humains est plein de sagesse et nous rappelle de nous montrer raisonnables et patients avec nos tout-petits.
CTM, Roquefort la Bedoule (Bouches du Rhône)

* Suite et réaction à  l’article sur les couches lavables et la coupe menstruelle page 9 n°148
Pour mon troisième, j'avais envie d'essayer, mais acheter tout un lot de couches alors que je ne sais pas s'il y aura un petit dernier ? Et puis j'ai rencontré quelqu'un qui avait utilisé ces couches et cherchait quelqu'un à qui les donner. Alors, voilà. Josselin à 5 mois, et nous venons de passer aux couches lavables. Je trouve ce système tellement génial, que j'hésite à utiliser les dernières couches jetables qu'il me reste...Il faut savoir qu'il existe des couches multitailles  qui permettent de limiter le coût d'acquisition.
AMB, Toussieux (Ain)
Réponse de Gaëlle Lebreton Deschamps
Je suis très enthousiaste vis à vis des couches lavables, et je constate autour de moi que j'ai parfois donné envie à des mamans de s'y mettre et qu'après elles regrettent leur choix car elles n'ont évidemment pas la même vie que moi. Ce n'est pas une critique, mais, par exemple, mes deux premiers garçons sont "grands" (7 et 9 ans) et je dois moins m'en occuper que s'ils avaient 3 et 5 ans et le papa de mon petit denier m'aide beaucoup. D'autre part, je travaille chez moi, c'est plus facile pour organiser les lessives, vous voyez, c'est tous ces petits détails qui font pencher la balance d'un côté ou de l'autre.
Une double organisation, c'est bien. Personnellement, au début, les 10-15 premiers jours après mon retour de la maternité, j'ai fait du tout jetable, et après, je me suis mise doucement aux lavables, en gardant les jetables pour la nuit, et une fois l'organisation rodée je n'ai gardé les jetables que pour les sorties. Chacun fait ce qu'il peut, et c'est ça l'important, il faut aussi savoir se respecter!
Il y a deux endroits dans le Nord où on peut acheter des couches lavables (et aussi beaucoup d'autres choses) : il s'agit de Maternature et P'tits dessous, ça permet de faire des économies sur les frais de port, ce qui n'est pas négligeable.
http://www.maternature.fr/, 06 75 61 25 34
Le retrait des marchandises se fait à Sainghin en Mélantois (près de Villeneuve d'Ascq)
P'tits dessous, http://www.ptitsdessous.com/
On peut retirer les marchandises à Frelinghien, 03 28 52 36 94  ou info@ptitsdessous.com
Sinon, j'en ai profité pour investir dans une coupelle vaginale Mooncup chez Maternature pour 26,50€, les premiers essais n'ont pas été à la hauteur des mes espérances, mais je pense qu'il faut un certain temps pour s'adapter... j'espère que le mois prochain, ça ira mieux
GLD Baisieux (Nord)   * Suite courrier 319 page 5 n°150  à propos de l’autorité et des fessées
J'ai été élevé avec beaucoup de fessées, de cris, quelques douches froides aussi...La dernière remontant à l'âge de 15 ans. Je m'étais juré de ne jamais agir de cette manière avec mes enfants. Mais voilà, je n'y arrive pas...Et cela me plonge parfois dans un état d'abattement et de découragement profond. Quand les papis-mamies nous rendent visite, tout est bon pour critiquer notre manière de faire... Les enfants n'obéissent pas (c'est vrai que nous avons un mal fou avec cela : même les menaces ne marchent pas, ou alors ils attendent que la sanction tombe pour réagir), sont beaucoup trop remuants (c'est vrai aussi qu'ils sont assez remuants, mais pas plus que la plupart de leurs copains, il ma semble), sont loin de ressembler à des images... Pour eux, ils ne sont pas assez "triqués" etc, comble de notre échec : ils ne nous craignent pas, surtout leur père. Alors voilà : Est-ce que autorité rime avec crainte et peur ? Je ne crois pas, bien que cela ait été le mode de fonctionnement de beaucoup de nos grands-mères (Tu vas voir quand papa va rentrer...). Mais alors comment exercer une autorité non violente et efficace ?
J'avoue que je suis très démunie face à cela. Mon comportement oscille entre le dialogue et les ordres lancés avec colère. Et je suis affolée quand je vois mon fils de presque 5 ans reproduire mon comportement avec sa soeur de 2 ans et demi : la violence de mes agissements me sautent alors au visage. C'est assez douloureux. Alors je me dis que plus jamais je n'agirai ainsi. Oui, mais voilà... je replonge.
C'est vrai que tout est plus difficile avec la fatigue. Même si je fais des efforts pour garder mon calme et être à leur écoute, il arrive toujours un moment où les fusibles sautent. Et là, c'est cris, pleurs, et punitions. Mais cela ne me convient pas du tout, et me rend vraiment malheureuse. Je me rends compte que je reproduis ce que j'ai vécu. Bien sûr, je ne suis pas traumatisée pour autant...enfin, je crois !  Mais je voudrais bâtir avec mes enfants une relation de confiance et d'écoute, ce qui n'est pas mon cas avec mes parents... Qu'il est difficile de faire autrement que ce que l'on a vécu...Je rêve d'une maison sans cris, pleurs et punitions pour se faire entendre et obéir. Est-ce-que l'autorité naturelle existe vraiment ? Comment faire quand on n'a pas d'autorité ? Est ce que cela s'apprend ? Comment désapprendre la violence de l'éducation reçue?
J'ai lu quelque part, que l'autorité, c'est avant tout fixer des limites. Oui, mais comment les faire respecter?
AMB Toussieux (Ain)

* Je viens de découvrir un livre, un peu ardu à lire par moment, mais très éclairant et constructif, intitulé: Pourquoi l'amour ne suffit pas - Aider l'enfant à se construire"
(Nil éditions - 2006) de Claude Halmos, psychanalyste et spécialiste des questions de l'enfance. Cette femme rejoint tout à fait notre façon d'envisager la croissance d'un enfant, et elle l'appuie d'exemples précis, avec notamment des exemples de "ratage" dans l'éducation et les ravages qui s'en suivent, mais aussi insistant sur l'extraordinaire capacité des enfants à se reconstruire lorsqu'on leur en donne les moyens. Un des chapitres retrace la place de l'enfant face à la justice au plan historique: c'est très édifiant et instructif!
Pour C. Halmos (p.159) "Eduquer un enfant, l'humaniser, c'est en effet à la fois:
 l'aider à découvrir ce qu'il est, ce qu'il aime, ce qu'il veut, à développer ses potentialités, à construire son être propre, sa singularité; et lui permettre parallèlement, en lui enseignant les règles de la vie humaine, d'inscrire cette singularité dans la communauté des autres."
AF, Virieu sur Bourbre (Isère)

* Deux livres que je recommande aux lecteurs : Opéra bouffe/ Un frigo vide à craquer –Jean Gourounas - Editions du Rouergue. Ce livre raconte de façon très drôle une situation vécue par tous : après une journée harassante, il n'y a rien à manger dans le frigo ... J'ai dû interrompre ma lecture tellement je riais ! Un très bon moment à partager.
Zou à vélo - L'École des loisirs. A propos des relations entre enfants et grands-parents et des adultes qui croient toujours tout savoir. Un régal !
HV, Niort (Deux Sèvres)

* Réponse de Jeannette à la question sur les pleurs – 316 page 5 n°150
Comme vous, de nombreux parents ont été rassurés par ce livre, en découvrant que les pleurs des bébés sont nécessaires à son mieux être et à sa croissance à condition de n’être pas abandonnés dans leurs pleurs. Ils ont une signification. L’accompagnement des pleurs c’est  difficile à réaliser à chaque fois que le bébé pleure, s’il pleure souvent. Une de mes petites filles m’écrit : « Il y a vraiment quelque chose de libérateur dans les idées qu’AS défend. J’ai essayé de laisser mon fils pleurer dans mes bras plusieurs fois ces jours-ci. Généralement c’est moi qui fonds en larmes quand il arrive à se calmer…/…
Je bénis aussi le Porte-nourrisson. Après quelques protestations vigoureuses notre fils s’y endort généralement tout d’un coup.
Je pense qu’ainsi porté le bébé se sent accompagné par le mouvement et le contact physique et le parent rassuré s’in le peut pas ‘accompagner’ tous les pleurs à la manière d’Aletha. Le faire à contre cœur si on n’est pas disponible ne me semble pas très souhaitable. Ou, si le bébé est au berceau, lui parler, lui dire qu’on est là et qu’on ne l’abandonne pas, en quelque sorte, c’est une manière aussi de l’accompagner.
Jeannette Toulemonde
NDLR. Nous recevons du courrier fort intéressant et des positionnements variés à propos de l’accompagnement des pleurs des bébés. Il nous a amenés à proposer un groupe de réflexion au sujet des pleurs en général et du tout petit en particulier. Il  rassemblera prochainement Gladys, Jean-Michel, Anne, Bénédicte, Odile et  Linda. Nous vous ferons part de notre concertation.

* NV, Hellemmes (Nord) nous a envoyé un article sur les effets des phosphates.
écrit par F. Caudal, revue de médecine traditionnelle chinoise.
En voici le résumé réalisé par Gaelle V.
Les phosphates se trouvent dans beaucoup de produits alimentaires (barres chocolatées, sodas, plats préparés, céréales enrichies en lécithine de soja...), et, consommés en excès, ils peuvent provoquer de graves troubles du comportement (agressivité, impulsivité, violence, morosité, susceptibilité, troubles du sommeil, hyperactivité...) L’absorption excessive de phosphates dérègle le métabolisme en bloquant la sécrétion de la noradrénaline qui commande les excitations nerveuses cérébrales. Le traitement à la mode est la Ritaline, une amphétamine  (associée au terme de drogue interdite depuis les années 70) qui n’offre que peu de résultats et s’accompagne d’effets secondaires catastrophiques. Ils peuvent être évités en vérifiant le degré d’intoxication grâce à une bandelette test de pH (en pharmacie). Un pH alcalin de 8 ou 9 dès le réveil indique une intoxication avérée. On peut éliminer tout additif phosphaté de l’alimentation de l’enfant pendant 4 jours ; si le comportement de l’enfant s’améliore de façon spectaculaire, le diagnostic est confirmé. L’antidote par excellence est le vinaigre de vin (et non pas le vinaigre de cidre !) à raison d’une cuillérée (avec la même quantité d’eau et un peu de miel) par jour pendant 8 jours.

Note finale de la rédaction  : Nous avons encore une quantité incroyable de courrier en attente d’être saisi et placé sur notre site. Principalement par manque de temps nous ne pouvons en faire davantage… Désolés… A bientôt.

Si vous nous appréciez, qui d’autre mieux que vous, nous fera connaître auprès de vos amis, voisins, sœurs et frères, bibliothèque municipale, instituteurs, associations de parents…  www.lenfantetlavie.fr
Un grand merci




publié le 04 avril 2006