|
|
Courrier des lecteurs paru dans le Numéro 144
Principaux sujets traités dans la rubrique courrier du numéro 144 :
226 Goûters en maternelle 227 Les poux 228 Infection du gland 229 Entrée en maternelle 230 Sortir de l’échec scolaire 231 Les cadeaux 232 Contraception 233 Maltraitance 234 Dialoguer 235 Où mettre au monde et comment ? 236 Apprendre la musique 237 La Marseillaise 238 Vie pratique 239 Faire ce qu’on peut
Vos points de vue et réactions sur la revue, les articles + quelques réponses immédiates de la rédaction
- … Du respect, de l’amour, des coups de gueule, des tas de câlins, des tonnes de questions mais pas de religiosité dans la revue… Merci
VH, Sélestat (Bas Rhin)
NDLR. Oui et oui, on est d’accord, avec pour maître mot la tolérance. Et prévenez-nous si on faisait une bêtise bien involontaire, cela nous ouvrira les yeux.
- J’ai trouvé très intéressant les analyses de la pub cachée et des reality shows (n°143 dossier) Pour ma part depuis que je suis enfant je n’ai jamais eu la télé et j’ai toujours accueilli cela comme un beau cadeau. J’avais tellement d’autres choses à faire que je ne voyais pas à quels moments j’aurais pu regarder la tv : embêter les frères et sœurs, travailler son instrument, faire des travaux manuels, un jeu de société….
CG, Aix en Provence (Bouches du Rhône)
- Voila quelques mois que je vous avais largué, pressée par le tumultueux ‘métro-boulot-dodo’. Là je m’offre un cadeau de Noël de qualité : un abonnement à L’enfant et la vie. A vouloir être trop pressée j’en avais oublié votre merveilleux magazine inégalable chez les marchands de journaux : point de pub lassantes et futiles, que du bonheur, une réflexion sur l’essentiel.
EL, Toulouse (Haute Garonne)
- Je me suis replongée dans le dernier EV et je le trouve particulièrement FORMIDABLE !!! Notamment l’ancien article remis à jour sur l'ordre et le rangement, très concret sur la vie quotidienne en famille, avec les conseils toujours utiles de Jeannette !
CTM, Antibes (Alpes maritimes)
- Je trouve la revue un peu irrégulière : De très bons dossiers mais des anciens articles (c’est tout à votre honneur de le signaler) ou des articles parus dans d’autres revues.
ID, Rennes ((Loire Atlantique)
NDLR. Oui, nous publions parfois des articles inédits anciens remis à jour ou d’autres issus de journaux. Ils sont triés sur le volet et choisis uniquement s’ils peuvent convenir à notre ligne éditoriale. Notre sélection demeure, pour chaque page (sauf trois erreurs entre 2000 et 2004), un choix mûrement réfléchi qui demande de beaucoup lire, relire et d’être à l’affut. Merci de votre point de vue et choisissez vos pages préférées en souhaitant qu’il y en ait beaucoup : cette fois ci 93% d’inédit !
- Fêtes et cadeaux : J’ai lu avec beaucoup d’intérêt ce dossier spécial de ‘L’enfant et la vie’, cela m’a ouvert un espace de liberté et de créativité dans les semaines qui ont précédé Noël, rejoignant des aspirations dont je tiens plus ou moins compte
MAV, Bligny en Othe (Yonne)
Vos réponses aux courriers des lecteurs parus dans les précédents numéros
- 226 Les goûters à l’école
Réponse à question 208 n°142 p.38
- Tous les mois la maîtresse met à l’entrée de la classe un panneau avec ce qu’il faut prévoir pour le goûter : fruits, compotes, pain et fromage, pain et chocolat, etc. Les goûters d’anniversaire des enfants sont pris en charge par l’école. Les parents prennent en charge spontanément un ou deux goûters par trimestre. A l’école il y a de l’émulation : c’est important que les enfants fassent connaissance avec de nombreux aliments et le ‘sacro-sein’ ne joue pas la valeur refuge pour mon fils qui est rentré à l’école en étant encore gros téteur.
ID, Rennes (Loire Atlantique) 227 Les poux (suite et fin)
Suite du courrier 219 n°143 p. 5
- VT Mauvezin (Ariège) propose, en plus de la lavande, l’huile essentielle de géranium rufa et AB Villeneuve d’Ascq (Nord) confirme l’efficacité du vinaigre chaud sur la tête avec serviette protégeant yeux et nez, utilisé pur et laisser macérer 15 mn puis shampoing normal (1/2 l par tête = 0, 50€ le litre) ainsi que l’essence de thym qui les éloigne.
NDLR. Bonne chance !
Réponse au courrier 163 p.9 n° 139
- En cas d’infection du gland, bains de siège avec teinture mère de Calendula (un ou deux bouchon dans l’eau dans le fond de la baignoire ou bassine !) + Une large compresse, pour la nuit ont prouvé plusieurs fois leur efficacité chez nous. Apprentissage du geste de nettoyage sans forcer le passage, par le papa dès que nécessaire.
AA, Marseille (Bouches du Rhône)
229 Entrée en maternelle
Réponse à 192 p.11n°141 et 222 p5 n°143
- A tous les parents qui se posent la question : Mon enfant est-il prêt pour entrer en maternelle ? Je conseille ce livre de Béatrice Guerville paru chez First Editions : Ce sont les confidences d’une institutrice de ‘toute petite’ section de maternelle depuis vingt ans. Elle nous explique de façon simple ce que vit l’enfant, ce qu’il ressent et les conséquences que cela peut avoir sur son développement à court ou à long terme s’il n’est pas prêt…
AW, Chelles (Seine et marne)
230 Sortir de l’échec scolaire
Réponse au courrier 225 p 6 n°143
Nous nous sommes faits pas mal de souci pour l’un de nos enfants qui ne prononçait ni n’écrivait correctement et qui n’aimait pas l’école où il récoltait de mauvais résultats malgré la qualité des enseignants. Nous avons détecté très (trop) tard (11 ans) une allergie maximale aux acariens qui était probablement à l’origine de ses rhinites continues dès la maternelle, bronchites, otite entraînant la surdité d’une oreille qui nous avait amenés à poser un drain et au retrait des végétations. Le travail avec des orthophonistes dès le CP (50 séances), l’apprentissage du mouchage long et complet lui ont permis d’aller mieux mais aussi le nettoyage exigeant de sa chambre et de la vieille maison (mais aussi les classes poussiéreuses où il était où je ne pouvais agir). Aujourd’hui, il a son brevet des collèges, il se fait encore descendre par certains profs qui ne savent rien de son histoire ni ne connaissent le courage qu’il a depuis si petit. De plus il consent, non sans pester, à un soutien scolaire de ses parents ou de l’extérieur pour deux matières importantes dès qu’on a pu payer des cours. Je peux dire qu’il s’éloigne, à la mesure de ses progrès tangibles, de cette période où il était en échec scolaire et démobilisé. C’est aussi un gros travail de remise en confiance en lui de la part de ses frères et sœurs et de ses parents malgré de gros doutes parfois de ma part, rejouant mes propres échecs d’enfance. Nous lui rappelons aussi qu’il ne doit pas considérer les notes comme des sanctions mais comme une évaluation de ce qui est acquis pour lui. C’est pourquoi, quel que soit le résultat apporté il n’y a chez nous ni récompenses ni punitions à ce sujet. Enfin, la connaissance des fonctionnements mentaux et leur usage progressif contribuent à sa réussite chaque fois qu’il y pense et s’en sert.
AA, Marseille (Bouches du Rhône)
- Par rapport aux dérives sectaires de toutes les nouvelles pratiques thérapeutiques j’essaie de garder toute mon objectivité lorsque je teste quelque chose de nouveau
MA, Guebwiller (Haut Rhin)
231 Les cadeaux
Réponse au courrier 221 p 5 n° 143
Mon fils a reçu un camion porteur avec la tête du personnage ‘tortue Ninja’ vert foncé, hideux vraiment. J’ai détesté ce cadeau et j’ai à peine remercié. Eh bien mon fils a adoré rouler précisément sur celui-là. Et quand, d’usure, il eut la tête coupée, il nous a manqué. Un autre a reçu un jeu Memory rien qu’avec des images de Walt Disney. Déception pour moi qui n’en apprécie guère le design et les valeurs et qui aurais tant aimé de jolies images de sous-bois et d’œuvres d’art. Cependant nous y avons joué souvent pour le plus grand plaisir de tous! Avec les années qui passent, je m’assouplis et j’accueille les imperfections et les différences de vue. Et j’aime à poser cette question : Quels présents avons-nous le plus apprécié nous, enfant ? Ce n’était pas toujours le plus pédagogique ! Une autre fois leur grand-père a donné une somme d’argent pour Noël : nous avons acheté un baril de briquettes de bois Kapla, cette fois c’est lui qui s’est étonné du prix de ces bouts de bois alors qu’il en avait plein sa remise comme petit bois à brûler !
OA, Mouvaux (Nord)
232 Contraception, contragestion, régulation
Réaction au courrier 211 p3 n°143
Je ne suis pas d’accord quand RM dit que les moyens contraceptifs et contragestifs «bloquent l’élan vital de l’homme et de la femme» alors que Billings et MAO le ‘canalisent’ et que «votre article sur la contraception est incompatible avec votre message qui vise à promouvoir la vie». Je trouve que la différence entre les différents moyens est plutôt au niveau du mode d’action (chimique, mécanique, abstinence périodique, que chacun préfèrera en fonction de ses convictions) et de la communication dans le couple (la pilule, par exemple, n’exige pas forcément la même communication au quotidien que le suivi des méthodes type Billings et MAO). En ce qui me concerne, je n’aime pas trop le «tout chimique» et je pense qu’il faut tenir compte du respect de la vie et de la communication, mais c’est très personnel et je crois qu’il faut laisser chaque couple faire le choix le plus réfléchi et le mieux adapté à son mode de vie, période de la vie, situation familiale, convictions. Je trouve très bien d’avoir parlé de la contraception dans les numéro 142 et 143, cet article m’a permis de me rendre compte de la différence entre les moyens contragestifs et contraceptifs, c’est ainsi que l’on peut se faire une opinion éclairée et personnelle. Tout le monde ne veut ou ne peut pas se conformer à un idéal. Autant donc bien connaître l’ensemble des méthodes avant de faire son choix. CTM, Antibes (Alpes Maritimes)
Vos récents courriers et vos nouvelles questions
- 233 Maltraitance à l’école
Les enseignantes de maternelle concernées pour fait de maltraitance étaient abasourdies lors de mon intervention car suite à vos conseils j’ai mis par écrit ce dont elles avaient été capables et sans y émettre de jugement, sinon cela aurait pu tourner au règlement de compte. Notre déléguée des parents d’élève plus à cheval sur les mots que moi et qui est elle-même professeur était tout à fait OK pour que je lise mon texte. Faire asseoir un enfant sur son crachat, déchirer un travail d’enfant en le jugeant mal fait et en hurlant, donner des coups de pieds derrière les genoux pour déséquilibrer l’enfant, traiter de gros et moche, maintenir un enfant en position jambes croisées pour la préparation d’un spectacle trois quart d’heures. Et j’en passe. Une maman porte plainte mais nous avons tous peur que l’inspection académique ne fasse rien. MA, Guebwiller (Haut Rhin)
- Anecdote : Ma fille rentrait de son travail passablement fatiguée et énervée par son petit garçon de 5 ans qui mangeait si lentement. Le ton monte et le petit bonhomme la regarde tranquillement, le poing sous le menton et il lui dit : « Maman, tu ne crois pas que tu me fatigues à crier comme ça ? » Le calme est revenu et le fou rire aussi !
EM, Nechin (Belgique)
- ‘Réussir son enfant’, ce nouveau slogan d’un magasin de puériculture me choque. Peut-on réussir un enfant, comme on réussit un examen, ou un gâteau? Plus loin dans le texte, on trouve l’expression ‘Epanouir son enfant’. Cet emploi transitif du verbe me gène. On peut arroser une fleur, l’exposer à la lumière du soleil et lui donner un peu d’engrais, mais on ne peut pas l’épanouir. Pour les enfants, n’est-ce pas pareil ? On peut leur donner du lait, la lumière de l’amour et un peu de stimulation pour engrais… Mais on ne peut pas les épanouir à leur place. Nous ne sommes pas des magiciens.
CTM, Antibes (Alpes Maritimes)
Alimentation des petits
- Ma fille vient de manger sa première compote ! On a fait ça tout simplement, quelques cuillèrées prises sur la compote préparée pour les parents : un essai pour voir, sans pression… Et elle a apprécié ! Aucun problème pour goûter, pour avaler. Je suis émue… En lui donnant la cuillère, je revoyais toutes les tétées depuis cinq mois et demi, toutes les deux blotties l’une contre l’autre, le temps qui passe en un éclair… Un peu de nostalgie.
CTM, Antibes (Alpes –Maritimes)
- 234 Le Dialogue, plutôt que le prêt forcé
La maman de Claire chez qui nous étions a prêté un de ses anciens jouets à mon bébé. La petite Claire s’est mise à pleurer et à bouder entraînant reproches de la maman, gronderie. Je lui ai demandé si elle pleurait parce que sa maman avait prêté son jouet. Bien sûr, c’était ce jouet, prêté sans qu’on lui demande son avis. Alors je lui ai dit que le bébé serait sans doute très content qu’elle lui montre comment se servir de ce jouet, si bien sûr elle acceptait de le lui prêter. Quelques minutes après, plus de pleurs et deux enfants qui faisaient connaissance autour d’un jeu. Permettre aux enfants d’exprimer leurs sentiments et de faire certains choix qui les concernent contribue à désamorcer les conflits et à apaiser les relations. CTM, Antibes (Alpes Maritimes)
- C'est la rentrée pour moi aussi, avec son lot de nouveaux élèves, et d'anciens qui ont changé et grandi pendant les vacances, et avec lesquels il y a toujours plus à partager !
GV, Meyrargues (Bouches du Rhône)
235 Où mettre au monde et comment ?
- Samedi 23 avril un peu avant 21 h, n’avez-vous rien remarqué de spécial ? Une petite brise. Comme un souffle. Une douce lumière venue de loin. Car chez nous, dans notre modeste chez nous la terre a bougé. Dans l’intimité, avec juste nous deux et notre sage-femme, Gisèle notre bébé est né, tout simplement, tout naturellement, au sol, comme depuis la nuit des temps. Nous sommes dans l’instant tombés en amour. Arthur lui a dit : "tu vas voir, la vie c'est merveilleux." Clara ne sait plus si c'est sa petite sœur ou sa petite fille, elle a donc opté pour "ma petite", Guy goûte à chacun de leurs corps à corps avec délice. Et moi, je ne cesse de m'enivrer de sa merveilleuse petite odeur. Voilà, je l'ai dit, c'est une petite fille, elle s'appelle Adèle.
FM, Chambéry, (Savoie)
- Après avoir été une patiente de cette thérapie, je suis thérapeute primale. De par ma propre expérience du ‘revécu’ et par tout de ce qui se passe chez mes patients, je connais en profondeur tout le mal être qui peut résulter d’une mauvaise naissance ainsi que du manque de respect et d’amour envers les enfants. Aussi votre œuvre prophylactique est magnifique. Vos articles sur l’accouchement sont une mine d’informations de pointe.
MA, Genève (Suisse)
- J'ai lu avec beaucoup d'intérêt les pages réalisées par Muriel Hurault dont le titre est ‘Accoucher aujourd'hui’ n°142, (‘Accoucher demain’ n°143) et j'ai eu très vite le besoin d’y réagir. Je suis tout à fait d'accord avec vous, Muriel, pour dire que tout n'est pas couleur layette dans l'accouchement d'aujourd'hui et je meurs d'envie d'apporter à votre question : «Comment pourrions-nous faire demain ?» mon petit élément de réponse à moi.
J'ai lu un article très intéressant paru dans Top Famille n°53 de janvier 2005 dont le titre est « Pour mieux vivre la naissance -Monitoring, perf, péri... on frise l'ultra-médicalisation lors de l'accouchement ». Alors peut-on refuser certains actes ou certains gestes que l'on veut nous imposer ? Oui. Je vous en communique des extraits.
- Pas besoin de rester à jeun. Grâce à la péridurale, les soignants peuvent intervenir en urgence et éviter l'anesthésie générale, comportant un risque d'étouffement en cas d'ingestion préalable d'aliments. « Quand la grossesse est normale et que le bébé va bien, rien n'oblige à rester à jeun. On pose aux femmes une perfusion mais le sérum perfusé est moins efficace qu'un bol de thé sucré. Il faut savoir qu'il n'est pas obligatoire d'avoir tout de suite une perfusion fichée dans le bras : nous pouvons poser un cathéter, qui permet, si besoin, de mettre une perfusion en un instant », explique Christine Blancho-Isola (sage-femme).
- Refuser l’épisiotomie « Désormais, on sait que cette technique ne sert finalement à rien. Cette remise en cause est officiellement admise par la plupart des écoles d'obstétrique. En effet, les conclusions de grandes enquêtes épidémiologiques sont sans appel : dans la majorité des cas, l'épisiotomie est inutile, et dans un nombre non négligeable, elle est même nocive parce qu'elle aggrave le risque de déchirure du périnée », affirme le Dr Paul Cesbron, chef du service de gynécologie-obstétrique de l'hôpital de Creil (Oise). (...) « Les femmes le savent rarement mais depuis la loi du 4 mars 2002 sur le droit des malades, elles peuvent refuser de subir une épisiotomie » explique Christine Blancho-Isola. Cette loi indique clairement que nul geste médical ne peut être imposé contre la volonté du patient. « En conséquence, elle donne la possibilité aux femmes de dire non. Elles doivent en discuter AVANT avec les soignants; les situations nécessitant vraiment une épisiotomie, comme un périnée trop étroit, sont rares ».
- Ne pas être traité comme une malade : Perfusion, ventre sanglé avec le monitoring pour enregistrer en permanence le cœur du bébé, péridurale... Une future maman est souvent ‘transformée en malade’, ‘branchée’ de partout et ainsi clouée à la table d'accouchement... Ne pourrait-on pas avoir plus de liberté de mouvement ? « (...) Les anesthésistes ont mis au point des techniques permettant de marcher avec une péridurale. De même un sondage urinaire est souvent pratiqué, parce que les femmes sous péridurale forte n'ont pas envie d'uriner ou qu'il ne leur est pas facile de le faire sur le bassin. Or, ce sondage est source d'infection dans 5% des cas et on peut l'éviter » note le Dr. Cesbron.
« (...) Si le dosage de la péri n'est pas fort, la maman peut s'asseoir, prendre diverses positions. Il est certaines équipes à qui cela ne pose pas problème qu'une femme en travail se promène, il m'arrive d'en croiser à la maternité. Mais il faut reconnaître que ce n'est guère compatible avec la plupart des structures actuelles », note Christine Blancho-Isola. Remarque personnelle : j'ai eu la chance, parce que je le demandais, de bénéficier lors de mon premier accouchement il y a bientôt 6 ans, d'une péridurale faiblement dosée qui me permettait de déambuler dans la salle de travail, de m'asseoir dans un large fauteuil mis à ma disposition. Je n'aurais pas voulu faire un 100 mètres dans les couloirs du bloc mais j'ai bien apprécié de pouvoir marcher, me tenir debout, etc. Je précise que je ne suis pas une VIP, que je ne connais aucun médecin ni sage-femme de cette maternité publique. C'est bien la preuve qu'une demande peut être entendue.
- Prendre son bébé dans les bras. Le manque de contact immédiat peine énormément les mamans. Les arguments :
« La meilleure façon de réchauffer un bébé, c'est de le mettre dans les bras de sa mère ou de son père (...) Les mamans doivent demander, sinon insister, pour garder leur bébé contre elles. Il pourrait même y rester assez longtemps. Je suis frappée de voir combien les bébés sont roses quand on les laisse ainsi...En réalité, les équipes n'y pensent pas, ils ont envie de faire plaisir mais ils appliquent le protocole du service. Ils mesurent, pèsent, nettoient le bébé pour qu'il soit bien ‘présentable’. Tout doit être nickel. (...). En fait, je pense que tout le monde souffre, le personnel et les femmes, estime Francine Dauphin, depuis peu sage-femme libérale après une carrière en milieu hospitalier. Les mamans doivent demander à garder leur bébé, CE SONT ELLES QUI VONT FAIRE CHANGER LES CHOSES ». Moi, je crois fort à cela : faire changer les choses de l'intérieur. Etre capable, tout en respectant l'autre et en sachant l'entendre également, de se respecter en faisant entendre ses désirs par rapport à son accouchement, de le dire posément mais de le dire quand même et de négocier ce qu'on veut obtenir et ce qu'on peut obtenir en tenant compte des impératifs du service hospitalier, si c'est dans un service hospitalier que l'on désire mettre son enfant au monde. N'oublions pas qu'en face de nous se trouvent d'autres êtres humains. Et croyez-moi, le dialogue est TOUJOURS possible, je le sais, je l'ai vécu à plusieurs reprises.
Je voudrais terminer par une citation de Georges Bernanos, que j'affectionne et qui parle de la responsabilité que nous avons de nos actes mais aussi de nos pensées et de nos sentiments. "Je pense depuis longtemps déjà que si un jour les méthodes de destruction de plus en plus efficaces finissent par rayer notre espèce de la planète, ce ne sera pas la cruauté qui sera la cause de notre extinction, et moins encore, bien entendu, l'indignation qu'éveille la cruauté, ni même les représailles et la vengeance qu'elle s'attire... mais la docilité, l'absence de responsabilité de l'homme moderne, son acceptation vile et servile du moindre décret public. Les horreurs auxquelles nous avons assisté, les horreurs encore plus abominables auxquelles nous allons maintenant assister ne signalent pas que les rebelles, les insubordonnés, les réfractaires sont de plus en plus nombreux dans le monde, mais plutôt qu'il y a de plus en plus d'hommes obéissants et dociles. » Citation tirée du livre de Marshall B. Rosenberg : « Les mots sont des fenêtres (ou des murs) »: Nous, les mamans et futures mamans, sachons être réfractaires, rebelles et insubordonnées avec douceur et ténacité ! Pour ma part et puisqu'on en revient toujours à son expérience personnelle fut-elle très limitée, et quoique ayant accouché dans ce qu'on appelle péjorativement une ‘Usine à bébés’, j'ai essayé de discuter avec les soignants de ce que je voulais et ne voulais pas , de ce qui était possible et de ce qui ne l'était pas, compte tenu de l'organisation du service. J'ai toujours ou à peu près eu le sentiment d'avoir été entendue. J'ai allaité mes enfants, n'ai pas été séparée d'eux. J'ai pris la liberté de boire et de manger un peu pendant le travail et ai enlevé les sangles du monitoring parce qu'elles me faisaient mal, etc. J'avais souhaité une péridurale en ambulatoire et je l'ai eue, ce qui fait que j'ai pu me promener et m'asseoir. Pourtant je ne suis pas une VIP et il ne me semble pas avoir reçu de traitement de faveur. Demandez et vous recevrez dans la mesure du possible. Que les mamans ne perdent pas leur bon sens : un accouchement comporte des risques et les accidents n'arrivent pas qu'aux autres. Nos grand-mères et arrières grand-mères avaient peur d'accoucher. Elles auraient sans doute aimé accoucher à l'hôpital et être un peu choyées. Alors, s'il vous plait, ne jetez pas le bébé avec l'eau du bain ! AG, Haubourdin (Nord)
- Avec mon mari, nous avons voulu témoigner publiquement de la naissance naturelle de notre troisième enfant, l’article est paru dans Le Dauphiné du 25 janvier 2005 ‘Accoucher à domicile, un acte réfléchi’. J’ai eu beaucoup de retours très positifs qui amèneront une réflexion. Nous avons témoigné dans le but de réconcilier les femmes, réconforter celles qui comme moi ont envie d’avoir une démarche différente. C’est possible même s’il ne reste qu’environ trente trois sages femmes libérales pratiquant l’accouchement à domicile semble-t-il.
AC, St Apollinaire (Hautes Alpes)
- Nous avons trouvé dans un magasin de jouets en bois un superbe mobile représentant des vagues de taille décroissante, chacune d’une couleur de l’arc-en-ciel. Notre petite (3 mois) a été fascinée et elle le regarde souvent avec beaucoup de plaisir. Nous sommes heureux d’avoir trouvé un cadeau qui lui convient à cette période de son développement
CTM, Antibes (Alpes Maritimes)
236 Apprentissage de la musique J’ai demandé à faire de la musique dès l’âge de 4 ans. A cinq ans j’ai fait une année d’éveil musical et solfège. A 6 ans s’est posée la question du choix d’un instrument, je n’avais pas d’idée particulière. Nous sommes allés, ma mère et moi, dans une école de musique pour nous renseigner et le prof de flûte qui était disponible m’a fait essayer l’instrument. J’ai pu tenir la flûte sans difficulté et j’ai réussi à sortir un son tout de suite. A partir de là la machine était lancée. A savoir : il faut pratiquer régulièrement à la maison quelque soit l’instrument. Le cours dure une demi-heure et il faut consolider le reste de la semaine. .L’intérêt vient du fait que l’enfant est acteur de sa progression, avec l’aide du prof évidemment. GV, Meyrargues (Bouches du Rhônes)
237 La Marseillaise à l'école? Ah non!
Nous aimerions que chaque parent ou grands-parents écrive au ministre pour dire, chacun à sa manière: « Non, je ne veux pas, ou je ne veux plus que mes enfants (et/ou petits enfants), apprennent les paroles de la Marseillaise. Ses paroles violentes impriment les esprits et les actes et en premier lieu, dans la cour de récréation après l’heure d’instruction civique… Un bouc émissaire y sera aisément trouvé pour une mise en pratique. Nous aimerions que des enfants, convaincus de la nécessité de relations pacifiques, écrivent au ministre pour dire: "Non, Monsieur le Ministre, je ne veux pas apprendre par cœur ces paroles de guerre et de sang. Je préfèrerais chanter, avec l'hymne européen: 'Tous les hommes sont nos frères'. Enfin chaque parent, chaque enfant pourrait suggérer au Ministre de créer un nouveau chant fédérateur pour la France et supprimer purement et simplement l'apprentissage et l'usage de ce texte qui retrouverait alors sa juste place dans les archives des nombreux chants de l'histoire de France. Ces quelques lignes (ou les vôtres) seraient envoyées à : Monsieur Gilles de Robien, Ministre de l'Éducation Nationale - 110 rue de Grenelle - 75357 Paris SF 07 Odile Anot et Jeannette Toulemonde
Question d’Anne : Existe-t-il des articles où Alice Miller s'exprimerait sur la "méthode" d’Aletha Solter ? AG, St Vincent (Pyrénées Atlantiques)
Réponse d’Aletha Solter : A sa connaissance non. Et vous lecteurs ?
Question de Caroline : Comment faire avec les enfants aux besoins intenses en tout sauf en sommeil ?! Recherche toute info et conseil pour les parents et pour les enfants. CG, Aix en Provence (Bouches du Rhône)
A propos des plombages dentaires.
- Je profite de ce courrier pour vous avertir que le mercure de nos amalgames dentaires passe dans le fœtus. Pour preuve les tests de cheveux, selles, salive réalisés sur mon fils donnent un résultat 12 fois et demi plus élevé que la norme maximale. Marius est traité pour éliminer cela. C’est scandaleux que ces produits soient toujours utilisés en bouche ! Dans la mesure du possible pas de soins dentaires, enceinte.
AR, Plouvay (Morbihan)
238 3650 chaussettes annuelles à traiter
Dans une famille de 5 qui changent de chaussettes tous les jours ou presque, cela donne à peu près ceci : 5 x 2 x 365 = 3650 chaussettes à gérer. Les enfants et parents confondent leurs chaussettes de même taille ou presque et par ailleurs de nombreuses paires sont devenues orphelines. Pour l’heure il y a un grand panier sur le pallier et on trie. Vous avez mieux ? AD, Marseille (Bouches du Rhône)
239 Faire ce qu’on peut
- J’ai lu dans l’excellent livre ‘Le quotidien avec mon enfant’, un passage qui devrait être écrit en gros et en caractères gras, partout, tant il remonte le moral des mamans comme moi qui composent, qui négocient avec la vie. Je cite : «Parmi toutes ces solutions, ce qui compte c'est que la maman fasse ce qui est possible pour elle. Que ce soit pour les couches-culottes écolo, le bébé dans le lit des parents, l'allaitement des bambins, et tant d'autres axes de notre mission éducative, il faut savoir lâcher l’idéal pour accueillir la réalité de notre vie. Cela nous amène parfois à faire des choix qui nous respectent plus que de faire ce qu'on a rêvé et qui nous fait plus de tort que de bien (car au-dessus de nos forces, car ne nous convenant pas). Cela nous demande une grande liberté de penser.
AG, Haubourdin (Nord)
publié le 04 avril 2006
|
|
|