|
|
Numéro 151 - Complément aux pages courrier
Dans ces pages nous développons le thème 'Côté voyage, côté famille, côté ados' avec vos expériences et vos lettres: - L'aventures de la famille Anot autour du monde - 'L’Irlande à 17 ans, mon plus beau cadeau' – 'Une autrichienne en pays d’Oc' – 'Un échange international mi-figue mi raisin' – 'Je suis allée en Inde' -'18 ans, bac en poche, départ pour l’Australie'.
Mais aussi : Que du Montessori à l’école – 323 Le goût des pistolets – Ecologie – Déménager – Livres
.
Numéro 151 - ‘Le temps des voyages : entre rêve et réalité… Côté famille, côté ados
Courriers, courriels et mini articles parvenus sur le thème du dossier voyage du n°147
- Ce n'est qu'hier que j'ai pris conscience de ne pas avoir signifié mon intérêt pour la suite des aventures de la famille Anot. J'ai trouvé leur article sur leur voyage en Inde vraiment très enrichissant. Je serais très heureuse d'en lire la suite. J'en profite pour vous remercier pour votre revue qui répond véritablement à mes souhaits et correspond à ma sensibilité.
SF, (Paris)
- Je tarde à vous dire mes impressions sur votre article-témoignage de cette merveilleuse expérience vécue autour du monde il y a quelques années. Je l'attendais depuis que vous nous aviez fait part dans les lignes du journal de votre départ (je commence à être une ancienne abonnée), je vous l'ai même demandé un jour par mail. Et puis le voilà qui arrive ! On n'y croyait plus (tout vient à qui sait attendre, dit le proverbe ! ). Je ne vous dis pas comment j'ai dévoré les pages, tantôt avec le sourire, tantôt avec les larmes, toujours passionnée et j'en attends encore ! Et des détails, des ressentis, j'ai envie de tout croquer. C'est très bien écrit : merci ! J'ai voyagé avec vous et quelle ne fût pas ma torture de devoir attendre la suite plusieurs mois ! C'est inhumain !C'est vrai qu'au fond de moi un rêve est tapis et il s'appelle aussi voyager avec ma famille.. Alors j'ai soif de tout ce vécu, j'ai soif d'apprendre. A bientôt à travers ce beau journal de la vie.
FM, Chambéry (Savoie)
- Pouvez-vous diffuser prochainement la deuxième partie de ‘récits de voyages’ débutée dans le numéro 147. Ce dossier m’avait beaucoup intéressé et j’ai hâte de lire la suite.
RM, Poilly Les Gien (Loiret)
- J'ai lu avec délectation votre journal de voyage, Odile. Il se trouve que j'avais emporté votre revue pour la lire en vacances alors que j'effectuais moi-même un voyage à Madagascar avec mon mari et mes 2 enfants (15 et 13 ans). Nous écrivons nous aussi un journal de voyage à plusieurs "voix" au cours des voyages les plus marquants (hors de l'Europe). Nous avions commencé lors d'un voyage au Japon en 2001 et ce journal est un merveilleux souvenir. L'écriture du journal est un moyen de mettre en commun nos impressions, nos observations et nos réflexions (parfois très philosophiques !) sur la journée écoulée et sur les rencontres marquantes que nous avons faites ; c'est un moment de retrouvailles très apprécié par nos grands ados qui sont très prolifiques si on insiste un peu pour qu'ils s'y mettent. J'ai réussi à leur transmettre ma passion de l'écriture en grande partie par ce biais, et même mon fils et mon mari qui se prétendent scientifiques et pas du tout littéraires ont, comme tout un chacun, des compétences en ce domaine. Si cela vous intéresse, je peux sélectionner quelques passages qui pourraient intéresser d'autres lecteurs. Ce voyage était très riche car l'occasion pour nos enfants de rencontrer et voyager avec 2 enfants malgaches avec qui ils correspondent depuis plusieurs années et que nous aidons matériellement par des envois de colis postaux 2 fois par an (vêtements, affaires d'école, livres, revues, médicaments, lunettes, jeux à Noël....). Ces enfants sont les enfants d'une correspondante malgache avec qui j'avais été mis en relation à l'adolescence quand j'étais guide de France ; on s'écrit depuis 30 ans ! puis elle a eu des enfants, un garçon du même âge que le mien et une fille un peu plus jeune que la mienne, et naturellement ils se sont écrits. Nous les avions déjà rencontrés une première fois il y a 14 ans et nous avons voulu y retourner pour que les enfants se connaissent mieux. Concernant la poursuite de la publication de votre journal de voyage, je dis : oui, j'en veux encore !Ci-dessous une photo de notre voyage, libre à vous de la publier ou pas....Amicalement.
CP, Paris. NDLR. Leur photo est en quatrième de couverture du numéro 151.
- Merci pour le dernier numéro et tes carnets de voyage. Cela m' a relancée dans l'idée de voyager avec les enfants et Laurent a émis l'idée de faire une formation en famille en espéranto (je sais qu'il y a un réseau genre Servas pour les espérantistes) car il ne connait pas du tout l'anglais et ceci est un frein puissant à son envie de voyager. Peut-être mettra-t-on plusieurs années à poursuivre ce projet mais une petite graine a germé...
Bon courage, à bientôt SR, Livinhac Le Haut (Aveyron)
- Je suis transportée par tous les récits de voyage et j'attends la suite avec impatience. Le dossier rappelle des souvenirs ou donne des envies, nous sommesdes lecteurs ravis. Je garde ce numéro pour mes enfants quand ils seront en âge de voyager et leur donner le virus. Pour ma part, je suis partie pour la première fois en Angleterre à 12 ans et au Japon à 17 alors que j'étais élevée par ma formidable grand-mère, très esprit "enfant et la vie". Je réalise maintenant que je suis maman combien elle était maternante tout en étant
respectueuse de mon désir d'autonomie et que cela ne doit pas être toujours facile. Nous revenons de vacances chez des amis des Canaries, qui reçoivent la revue. C'est là-bas que j'ai lu ton témoignages et les autres, nous avons eu de bonnes discussions. Bonnes vacances JH, Wambrechies (Nord)
- J'ai lu 'L'enfant & la vie' d'un bout à l'autre. Nous sommes saisis Jacky et moi par votre voyage en Inde. Quel défi, quelle audace d'avoir prévu cela avec peu de moyens, et quels imprévus, quels contacts, quelles privations aussi, quelles découvertes inoubliables pour vos fils, nous sommes extrêmement admiratifs. Jamais nous n'aurions eu l'idiée de faire ce que vous avez fait, ni le courage de l'entreprendre. Mon frère Gérard aurait lu cela avec intérêt, lui qui avait voyagé en Inde pour l'université et avait beaucoup de liens là-bas, de toutes sortes. Peut-être le lit-il, de là où il est, avec intérêt et affection. On va relire en attendant avec impatience la deuxième partie.
JT, Hem (Nord)
- J'ai reçu aujourd'hui le numéro d'été, et j'ai lu avec beaucoup d'intérêt ton article sur le voyage en famille...Quelle aventure! J'admire les gens qui passent le cap de ce grand départ ! Tout lâcher pendant de longues semaines, quelle organisation ! La façon dont tu en parle est captivante, et tes enfants doivent tirer encore aujourd'hui les enseignements de ce voyage.
CV, Meyrargues (Bouches du Rhône)
- Je viens de recevoir le nouveau numéro (147) : mais le récit de voyage, c'est le tien!!!!! Quels souvenirs ! Cela dit, cela ne m'étonne pas trop que
tu aies connu de telles expériences de vie! Ceci explique cela ! CE, Lille (Nord)
- J'ai lu avec passion le début de récit de ton voyage. J'espère que beaucoup de lecteurs demanderont la suite. Mon fils et ma belle fille (voir Editions Gabriandre,) viennent de faire une année sabbatique avec six enfants autour du monde, inachevé car beaucoup d émotions pour les trois ainés adoptés. leur dernier Séraphin, âgé de 8 mois, au sein. Le livre "voyager en famille avec des enfants, " c'est un guide bourré de leur expérience pour la préparation et la réalisation d'une telle expédition. Et on devine à travers la réalisation de ce voyage, tout l'amour de cette famille. Bravo à l'équipe, je vous embrasse toutes
Raphael et Laurence Motte, Editions Gabriandre La Cure, 39960 St Jean de Valériscle. MM, Sailly les Lannoy (Nord)
- ----------------------------------------------------------------------------------------------------
- Des articles à propos de voyages
- Mon plus beau cadeau, l’Irlande pour mes 17 ans
Offert par mes parents : un séjour en immersion complète dans une famille irlandaise. Au delà du voyage, c'était ce qu'ils me disaient à travers lui qui signifiait beaucoup."Vas-y, je sais que tu as grandi, que tu sauras te débrouiller, t'intégrer". Ce que ma mère m'a dit a l'aéroport restera gravé en moi: "Ce que tu fais là, moi a ton âge je n'aurais pas été assez dégourdie pour le faire". Alors que nous étions en plein conflit, elle qui râlait tant contre mon ‘fichu’ caractère, me reconnaissait les qualités de mes défauts! Se sentir grandie dans les yeux de ses parents, respectée en tant qu'adulte en devenir, voila un sacré cadeau! Marion
- Une Autrichienne en pays d’Oc
Ma famille entière avait envie de vivre l’expérience et par ailleurs étant professeur des écoles j’ai toujours besoin d’un coup de main à la rentrée de septembre. Une étudiante Autrichienne de 20 ans est donc venue vivre trois semaines chez nous et nous a offert une précieuse aide. En contrepartie nous l’avons nourrie et logée. Elle était là comme un membre de la famille. Cela a été l’occasion de partir un week-end à l’océan, de rendre visite à un viticulteur local, de faire du shopping entre filles, de passer un dimanche avec des copains qui avaient visité l’Autriche. Nous avons beaucoup discuté de nos pays respectifs, de notre vision de la vie aussi. C’était souvent profond. Emilia notre fille de 11 ans expliquait à Julia les mots qu’elle ne comprenait pas car Julia était studieuse et tous les soirs sortait son cahier. Nous avons gardé le contact, nous parlons d’elle et projetons de lui rendre visite lors de prochaines vacances ! LC, Pardhaillan
Les étudiantes Autrichiennes peuvent venir en février, juillet, août ou septembre pour une période de 2 à 4 semaines. Elles peuvent aider dans l’apprentissage des langues (anglais, allemand). M. Robert LINAS 1595 Route de Bellegarde 82230 LEOJAC journalrobert@wanadoo.fr
- Un échange mi-figue mi raisin
Nous avons accueilli une jeune Australienne dans le cadre d’un échange international de deux mois. Nous avions rêvé la personne et la relation et force fut d’accepter qu’elle ne correspondait pas à nos ‘attentes’. Silencieuse, peu entreprenante elle demandait une attention et du temps que nous n’avions pas prévu et nous avons eu peu d’échange au sens profond du terme. Par contre polie et attentive elle rentrait à l’heure, se douchait sans y passer une demi-heure et ne se servait pas d’alcools les pieds sur le fauteuil comme c’eut pu être le cas. Timidité excessive, mutisme délibéré, difficulté d’adaptation, manque de maturité ? Nous lui avons offert Paris, la mer, un camp de jeunes, des amis l’ont accueillie chez eux, nous l’avons fêté avec cadeaux à Noël et anniversaire, emmenée chez un gentil médecin quand sa toux se prolongeait, mais au bilan, il faut le constater : elle n’a pas fait partie de la famille. Accueillir demande un espace intérieur en soi, du temps (conduites, présence à la maison à son retour, courses), de l’argent (frais de scolarité, cantine, transport, petits plus au repas…) de l’énergie en plus, surtout quand ça ne se passe pas bien avec le jeune en binôme Etais je, moi parent, consciente de cette réalité ? Et de son côté quelle était sa réelle motivation à venir, mis à part visiter Paris? L’effort fut évident des deux côtés. Quand je repense à cette toute jeune fille, à peine 16 ans, venue d’un lieu reculé de la campagne, même si ce fut difficile j’ai un rien de nostalgie, nous avons chacun fait un bel effort et en ce sens ce fut constructif. Et si c’était à refaire ? TA, Témoignage anonyme
Je ne sais pas si cela intéresserait les lecteurs car pas trop de rapport avec EV... Je suis allée une première fois en Inde en 94/95 toute seule pendant 6 mois parce que j'avais une recherche personnelle d'ordre spirituel et ça a été un tournant décisif dans ma vie qui n'a plus du tout été la même au retour. Cela m'a apporté énormément au niveau de mon être intérieur et j’y suis retournée pour encore 3 autres voyages (1mois et demi, 3mois et 5 mois) en couple (je lui ai transmis le virus !) ou avec un projet d'installation avec des amis. Je suis allée au sud (Tamil Nadu, Kerala, Karnataka) et au Nord (Ladakh, Andra Pradesh, Rajastan etc.) L'Inde est pour moi (et nous) un pays tout à fait unique où je me sens chez moi. C'est une drôle de sensation et les voyages longue durée permettent de vraiment bien "rentrer" dans le pays...Voilà en gros le pourquoi AG, Saint Vincent (64
- 18 ans, mon "petit" vient de prendre son 1er envol pour 6 mois
Voilà un an, le bac n’était pas loin et notre gars n’était pas bien décidé quant à son orientation. Hors de question pour son père et moi de l’inscrire quelque part contre son gré ou à défaut d’une véritable envie de sa part. Quels choix avions nous ? Faire de petits boulots sans grand intérêt, réfléchir, voyager ? La dernière option nous paraissait la meilleure afin de travailler au moins la langue et lui donner l’occasion de vivre dans un autre environnement, une autre culture, avec d’autres gens, sans nous et loin de ses repères habituels de manière à pouvoir contacter d’autres richesses intérieures, d’autres capacités, se découvrir, vraiment, lui. Et peut-être trouver ou sentir au fond de lui quelque chose qu’il aurait envie de faire. Il n’était pas hostile à l’idée de partir, mais il a tout de suite mis les ho là à notre enthousiasme et à nos propositions lointaines et exotiques car il s’est toujours plu avec la famille, dans le cocon. C’était compter sans le clin d’œil du destin ! La nièce d’une amie organisait des voyages d’étude vers l’Australie. « C’est trop loin, il ne voudra jamais » pensions-nous « L’Australie ? Tu peux m’en dire plus ?» Et il a dit banco pour l’Australie et nous les parents avons dit oui aussi. L’essentiel pour nous étant qu’il soit au moins enthousiaste dans le projet. Il a pris 6 mois de vacances avant son départ pendant lesquelles il travaillait une journée et repartait dans ses tchats, mangas et autres fêtes entre copains. Aujourd’hui je pense que ces 6 mois, à ne rien faire en apparence l’ont préparé à ce départ, il a eu le temps d’y penser, de l’imaginer, d’en parler, d’en avoir peur, de le magnifier…. Temps sans contrainte, sans pression qui lui a permis de décanter tous ces changements qui s’installaient dans sa jeune vie et d’aborder ensuite sur place toutes les charges qu’il doit désormais assumer seul avec plus de force et de détente. Il n’est pas passé d’un stress à l’autre.
Une foi en lui indestructible et le sentiment de lui permettre de vivre une expérience magnifique et unique nous ont permis de lui faire de grands signes d’adieu avec le sentiment de voir partir notre enfant vers son devenir d’homme.
Accueilli à l’aéroport de Perth et conduit dans sa famille d’accueil pour un mois afin de prendre ses repères tranquillement et d’intégrer une école. Puis de chercher une colocation ou un studio et travailler pour s’autofinancer sur place. Après deux mois là bas il a trouvé une colocation, un job et les examens de fin de cursus arrivent à grands pas. Les nouvelles sont bonnes, bien que rares, il a eu quelques coup de mou, bien naturels, mais dans l’ensemble il va bien, il est plein d’énergie, Il nous envoie des mails qui traduisent les changements qui s’opèrent en lui, les prises de conscience sur certaines difficultés qu’il avait ici et qu’il a toujours là-bas. Il a des traits de sagesse incroyables et de lucidité à couper le souffle ! Cela fait drôle et plaisir la distance fait que nous percevons mieux et plus clairement ces qualités qu’il met à jour, en douceur et aussi par la force des choses. Il lui faut apprendre à gérer les difficultés dans un environnement moins rassurant et trouver les moyens soit de les dépasser, de les positiver ou de les transformer, mais à coup sûr d’en faire quelque chose. Laisser émerger les difficultés existentielles ce n’est pas forcément facile et je ne suis pas sûre que ce soit sous cet angle là qu’il voit les choses, mais peu importe, il avance, il découvre et se découvre dans un autre univers qui l’amène à d’autres vécus. Et sans le regard parental, qui, bien que tolérant, ouvert et compatissant, malgré tout colore, influence sa perception de lui-même, et pour le coup nous n’avons aucun regard sur ce qu’il fait, dit, réalise ou pas: nous avons nos filtres inconscients qui viennent se poser sur nos enfants quoique nous fassions, plus ou moins selon le travail fait sur nous-même, bien sûr. Et à nous ? …. Il nous manque ! VM, Le Rheu (Ille et Vilaine)
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
- C’est avec grand plaisir que je me réabonne et pour deux ans cette fois : Pas la peine de faire durer le suspense, je me serais aussi réabonnée l’an prochain. J’apprécie énormément ce que je lis dans votre revue. Je suis malheureusement le seul parent chercheur dans ma famille, mais j’espère créer du mimétisme chez mon mari.
PH, Villebon sur Yvette (Essonne)
- L'enfant et la vie est un magazine précieux que j'ai découvert comme un cadeau pour moi et les miens alors si je peux y donner à mon tour quelque chose, c'est avec plaisir
LV, Douvrin (Nord) bénévole de l’association
- Je ne peux pas recevoir ce numéro sans honorer tout le travail de qualité fourni par l'équipe. J'ai aussi un sentiment de gratuité, de générosité, à la lecture, comme si chacun donnait tout ce qu'il peut, et même plus. Les revues "L'enfant et la vie" de ma salle d'attente de médecin disparaissent régulièrement, et mes deux abonnements suffisent à peine.
JL, Roubaix (Nord) Que du Montessori !? Suite et fin de la lettre 322 …/… Et cela me va tout à fait : je permets aux enfants de vivre à leur rythme un tiers de la journée, je fais tous les jours de la motricité (ce qui me manquerait si j'étais dans une école Montessori pure et dure), chaque nouvelle notion est découverte par le corps et l'esprit en même temps (manipulation oblige !) et je finis avec des fiches que je fabrique ou que je "pique" à droite à gauche selon les apprentissages que j'aborde (ce qui permet aux parents de voir l'évolution de leur enfant)… Et oui, ne l'oublions pas, parents que nous sommes, nous aimons voir les productions de nos enfants, les voir grandir et comme nous n'allons pas à l'école avec eux, le cahier de liaison nous assure qu'il fait bien quelque chose à l'école ! Dans notre culture, que ce soit pour les parents ou l'inspecteur, un enseignant qui ne donne pas de traces de l'évolution d'un enfant ne peut pas être un bon enseignant. N'étant pas une "fan" de la fiche et préférant la manipulation, je photographie le plus possible mes élèves, cela permet aux parents de mieux comprendre ma démarche. Donc, le tout Montessori dans nos écoles, je n'y crois pas trop ! D'abord, il faudrait que tous les enseignants adhèrent, ce qui me paraît peu probable, nous avons tous des sensibilités différentes et moi-même, je ne pourrais pas faire du "Montessori" toute la journée, tous les jours durant toute ma carrière. Ensuite, les parents devraient faire entièrement confiance aux enseignants et à l'application de cette pédagogie ... Là encore, il y a du travail en la matière. Et pour finir, l'état devrait reconnaître officiellement la pédagogie Montessori et donc accepter de financer les classes ou les écoles qui prendraient cette orientation ... On n'en est pas là, bien sur ! Donc, à nous de proposer un esprit identique dans nos familles sans se soustraire à l'école ... Le plus souvent, l'enfant sait tirer partie de toutes les situations qu'on lui propose alors même si son enseignant ne fait pas du "Montessori", il prendra le meilleur de ce qui lui est offert... Faisons-lui confiance !" CC, Saint Julien L’ars (Vienne)
suite et fin de la lettre 323 Cette expression de son agressivité est plutôt verbale, par des histoires, des « fantasmes » de force, de choses qu’il fait à telle ou telle personne. Ce n’est pas un enfant qui a un comportement agressif, il se défend mais n’est pas du genre à attaquer. Je le vois au square ou au parc, il sait défendre son territoire…/… Dans des petits groupes (vacances avec les cousines, anniversaire) il n’y a jamais de confrontation, de bataille. C’est un enfant plutôt coopérant. Ca m’intéresserait une réflexion sur cela, et aussi sur le rôle des armes dans l’imaginaire enfantin. D’où lui vient ce goût des pistolets ? Choses un peu étrange, c’est que depuis quelques semaines (1 ou 2 mois), quand il se met en colère, il se tape lui même. On essaie de lui proposer autre chose : ma main, par exemple il adore, mais pas en colère. Le coussin, il trouve ça trop mou. Il se fait parfois mal. Comment réagir ? Qu’est ce que cela peut il bien raconter ? Je me dis que c’est peut être une expérience, que ça va passer. Cela signifie-t-il qu’il est traversé par des conflits ou bien que quelque chose ne va pas ? Grosso modo : est ce normal ? Avez-vous des témoignages, des conseils ? CF, Paris Réponse de la rédac’chef En vous lisant je me disais que peut être vous en faisiez un sujet tellement central qu'il sentait une pression et se comportait de la façon dont il pouvait le plus correspondre à ce qui était central pour vous. Il peut du coup trouver que c'est trop et l'exprimer de cette manière. Question agressivité, mon expérience familiale m'a beaucoup appris. Il y a eu vraiment la joie des bagarres et dans le jardin on fait feu de tout bois pour s'en servir et taper les arbres, se battre entre copains et frères ou chasser les insectes mais ils ne font ni n’ont pas fait mal au petit chat. De vrais jeux qui, s'ils dévient parfois, nous amènent à nous pointer en tant que parent attentifs pour protéger celui qui est en danger et comprendre celui qui agresse. - Alors chez nous c’est oui aux épées, bâtons, pistolets mais dans une certaine mesure. Pendant la semaine de vacances à la mer ils achètent des pistolets à bille et s’amusent bien avec les copains dans les dunes puis le pistolet casse et c’est fini pour un an à moins qu’ils en gagnent un à la ducasse avec leur grand père au tir à la carabine. Fierté de faire éclater les ballons et d’avoir cette arme qui dure trois jours et que soit je jette en haut d’une armoire et qui y est oubliée, soit se casse dans les trois jours. - Vous évoquez l'agressivité des autres, oui elle a un impact car nous sommes influençables et ramenés au niveau où est l'autre. Je m'explique : si j'entre dans un groupe énervé, effervescent je peux très vite le devenir. Si le groupe est intello, je peux tenter de l'être aussi, si le groupe est dans la rébellion idem, sauf capacité à prendre du recul, à m’affirmer alors j’agis en toute liberté personnelle. C'est à cela que votre enfant va peu à peu s'éduquer, grâce à vous. J'ai mis dans le numéro 150 une page sur les fessées, en page 6, vous verrez, dans l’un des exemples combien ce petit gars, a trouvé ses moyens notamment avec son lourd marteau. Ce ne sont pas des concepts intellectuels dans ces pages mais bien des moyens pour décharger l'agressivité, qui conviennent à la famille. Je pourrais aussi ajouter que la musique adoucit les moeurs et que quand un musicien a soufflé dans son saxo 20 minutes il est libéré de toxines plus que tendu et avide de mordre. Soyez attentifs à ce qui lui fait du bien. Un autre moyen peut être de taper dans une balle. Moi quand j'embêtais ma soeur , faire une course en trottinette ou à patins, m'aidait à changer de registre. J’avais besoin d’être dehors. - Je crois que votre poussin va très bien, qu'il s'essaye dans sa relation aux autres, qu'il imite et qu'avec les parents formidables et pacifiques que vous êtes il va grandir harmonieusement. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de portes qui claquent et de gros mots : j'en sais quelque chose avec mes deux ados de 18 et 16 ans mais il y a un après, des regrets, un dialogue et surtout ce n'est pas une habitude de la maison, c'est un dérapage lié à la relation ou au vécu de la journée, qui s'explique. Prenez de cette lettre décousue ce que bon vous semble OA
- Super merci pour cette réponse. Quand à mon éventuelle inquiétude, je ne crois pas que ce soit lié à tout cela, sauf peut être quand il se tape. j'ai plutôt tendance à ne pas trop m'inquiéter, le laisser "pousser" et lui faire confiance dans sa capacité à régler ses conflits sans les anticiper. Mais c'est vrai que quand je le vois se taper, c'est là que je me dit : peut être faut il s'inquiéter ?
En tous les cas merci. il est actuellement en vacances avec ses deux cousines adorées, chez les grands parents, et je crois bien que c'est l'amour absolu ces trois là.
A mon tour je vous réponds puisque vous avez lu mon vieux petit article. C'est vous qui êtes pour votre fils les Nénets et les Arumbayas! Ce qui influence le plus les enfants c'est l'atmosphère de leur famille. Je l'ai constaté à maintes reprises. Bien plus que l'école et tout le reste. Quand nos enfants étaient à l'école Montessori nous recevions chez nous des petits collègues très différents les uns des autres, et pourtant ils avaient tous la même école et les mêmes institutrices. C'est leur milieu familial qui les formaient comme ils étaient. Je ne suis pas étonnée que votre fils fasse de tout objet une arme, il copie involontairement ses petits camarades. Que faire ? Je serais tentée de répondre : rien. Ne rien faire : ÊTRE. Observer. Être pacifiques. Vous l'êtes. Cultiver l'atmosphère Nénet. Le laisser se taper lui-même sans réagir, le laisser faire de tout objet une arme etc. Ne pas chercher d'explication plus ou moins psychanalytique. Rester paisibles. Il ne va pas faire cela jusque ses 18 ans ! MAIS Avez-vous chez vous un autre très vieil article de la mère Jeannette intitulé : '10 questions, une réponse'. Votre question n'y figure pas mais je pense qu'elle pourrait y être. Je voudrais bien que vous le lisiez. JT NDLR. Cet article est désormais sur le site à la rubrique de la page d’accueil ‘Le temps des petits’.
J’ai trouvé chez mon coiffeur un petit livret intitulé "Le petit livre vert pour la terre" conçu par la fondation Nicolas Hulot; A l'intérieur plein de conseils très utiles et faciles (plus ou moins) à mettre en pratique. Il y a aussi un pacte qu'on peut remplir et envoyer à l'Opération Défi pour la Terre. Mariette l'a rempli avec conviction. Il existe un site : www.defipourlaterre.org où on peut s'engager. AG, Haubourdin (Nord)
J’aime bien ces idées trouvées dans le magazine ‘Vies de famille’ septembre 2003 si vous déménagez : -faire une photographie de l’ancienne chambre de votre enfant ou la lui faire dessiner pour qu’il l’affiche dans sa nouvelle chambre aux murs inconnus. En changeant de lieu, il se rendra compte qu’il peut garder des souvenirs…Résister à la tentation de faire le nettoyage par le vide dans ses jouets et affaires. Mieux vaut faire ensuit le tri su place. OA Mouvaux (Nord)
- Un livre merveilleux que l’on m’a offert en cadeau de naissance : ‘On fait quoi aujourd’hui ?’ de Anne Abile-Gal. Ce livre est une mine d’idées simples et originales pour transformer le quotidien en famille en chahutant un peu l’ordre des choses. Ex. Inverser les rôles au moment du coucher, élire le chouchou du jour, cacher des petits mots pour se parler autrement, etc. Je pense qu’il plairait à beaucoup d’autres lecteurs de L’enfant et la vie.
CGD, Aix en Provence (Bouches du Rhône)
publié le 04 avril 2006
|
|
|